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Besoin de services de santé en français à Etobicoke : La communauté francophone s’est exprimée samedi 6 mai dernier

Publié par le mai 25, 2017 dans À la une, actualités, Articles à ne pas manquer, blogue de Gilles | Aucun commentaire

Besoin de services de santé en français à Etobicoke :  La communauté francophone s’est exprimée samedi 6 mai dernier

Besoin de services de santé en français à Etobicoke : La communauté francophone s’est exprimée samedi 6 mai dernier « Aujourd’hui, je décide de donner la parole à Constant Ouapo, notre agent de plannification, qui vous raconte comment il a vécu la journée du 6 mai dernier. Reflet Salvéo organisait une rencontre communautaire pour parler de la meilleure façon de parler de la mise en place de service de santé en français à Rexdale. Comme si vous y étiez. » Gilles Marchildon   Reflet Salvéo a présenté samedi 6 mai dernier, les résultats de son sondage sur les besoins en soins primaires de la communauté francophone d’Etobicoke. C’était au Centre de Santé Communautaires Rexdale. En participant massivement à cette rencontre, vous avez démontré de façon remarquable votre intérêt pour les services en français et votre envie de vous faire soigner dans votre langue. C’était tout simplement émouvant!   Et pourtant, rien dès le départ, ne présageait un tel succès et ce, malgré nos multiples efforts pour communiquer avec les gens (par courriel, téléphone et en personne. Ce jour-là, la météo n’était pas en notre faveur. Resté constamment nuageux depuis deux jours, le ciel n’arrêtait pas de nous arroser d’une fine pluie accompagnée d’un froid hivernal. Tout était réuni plutôt pour un repos paisible à la maison, qu’un déplacement pour participer à un évènement communautaire.   Toute illusion d’un succès en termes de mobilisation de la communauté avait fini par me quitter. Au fur et à mesure que l’heure de démarrage de l’évènement (17h) approchait, l’anxiété s’installait. Toute mon assurance au départ inébranlable, faisait graduellement place à un optimisme plutôt factice. Jusqu’à 17h30 nous n’avions enregistré qu’une poignée de participants (moins d’une dizaine). L’angoisse se lisait sur le visage de chaque organisateur de l’événement. La détresse commençait à s’installer; puis tout-à-coup, miracle! Comme par enchantement, la salle à commence à se remplir. Des cris d’enfants fusent de toutes parts. Des bruits de chaises et des appels à la discipline indiquent une course ouverte vers le peu de sièges encore inoccupés. Des exclamations joyeuses célébrant les retrouvailles entre parents et amis se font bruyamment entendre. Enfin, l’espoir est de retour, annonçant un évènement d’un grand intérêt.   Fallait-il s’en étonner? En répondant au sondage, vous aviez été très clairs dès le départ : « Il est incompréhensible que des francophones ne puissent pas se faire soigner en français au Canada où le français constitue l’autre langue officielle. Aidez-nous à obtenir nos services de santé en français plus près de chez nous». Vous étiez donc venus réitérer et confirmer cet appel.   L’événement a débuté par la reconnaissance du territoire traditionnel des Premières Nations sur lequel la rencontre s’est déroulée. Safia Ahmed, directrice générale du Centre de Santé Communautaire Rexdale, a souhaité la bienvenue à la communauté et l’a remercié d’être venue si nombreuse. Elle a invité chacun à considérer le centre comme son second domicile. A sa suite j’ai remercié les partenaires et membres de la communauté au nom de Reflet Salvéo, puis situé le cadre de la rencontre. Quant à Dieufert Bellot, Coordonnateur des services en français du RLISS Centre-Ouest, il a expliqué le mandat des RLISS, en prônant une approche collaborative incluant la communauté, pour une mise en place réussie de services de santé en français. Julie Lutete, directrice générale de l’Auberge Francophone a clôturé la série d’allocutions en soulignant le rôle vital qu’a joué son organisme dans la collecte des données du sondage.   Au cours des débats animés qui ont suivi la présentation des résultats du sondage et des services qu’offre le CSC Rexdale vous avez réitéré votre souci de voir des...

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Le blogue de Cynthia

Publié par le mars 8, 2017 dans À la une, actualités, blogue de Gilles, Uncategorized | Aucun commentaire

Le blogue de Cynthia

Pour ce message de blogue, et notamment à l’occasion de cette journée du 8 mars 2017, je suis ravi et honoré de donner la parole à Cynthia Kuassi, adjointe aux Finances et aux Ressources Humaines à Reflet Salvéo et plus ancienne employée de notre organisme.  Gilles Marchildon – Directeur général de Reflet Salvéo   Chaque 8 mars, nous devons toutes reprendre certains de nos collègues, certains de nos amis, parfois de vagues connaissances, et leur expliquer que non, nous ne célébrons pas la journée de LA femme, mais bien la journée internationale des droits des femmes (ou journée internationale de lutte des femmes pour l’égalité des droits, selon que vous voulez célébrer les victoires et acquis ou insister sur le chemin qu’il reste à parcourir). Maintenant que nous sommes toutes et tous d’accord sur la terminologie, je vais pouvoir entrer dans le vif du sujet. L’ONU, ou pour être plus précise l’Entité des Nations unies pour l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes, a choisi comme thématique pour cette année « les femmes dans un monde du travail en évolution : une planète 50- 50 d’ici 2030 ». En tant que responsable des ressources humaines, j’applaudis qu’on mette l’accent sur le monde du travail. Mais je n’ai pas l’intention d’attendre 13 ans avant qu’il ne soit normal dans toutes les entreprises que les employées touchent les mêmes salaires que leurs homologues masculins. Je ne veux pas attendre 13 ans pour que les femmes puissent travailler dans de bonnes conditions, sans avoir à entendre de remarque pernicieuse ou de « blague » déplacée, sans bienveillance paternaliste, sans devoir se serrer la ceinture pendant les congés parentaux. L’égalité au travail se conquiert maintenant, par notre engagement professionnel et personnel. Engagement professionnel en invitant nos collègues à reconsidérer leurs actes et leurs paroles, en proposant des solutions permettant de faire tomber les barrières au travail, en obtenant que les directions repensent les règlements et en luttant pour que les contributions de nos consœurs travaillant dans le secteur informel soient reconnues et protégées. Engagement personnel par le partage d’informations et la sensibilisation dans nos familles et communautés, pour que la lutte contre la discrimination à l’égard des femmes soit celle de toutes et tous. Je suis fière que Reflet Salvéo, soutenu par tou.te.s ses employé.e.s, œuvre pour l’égalité dans ses locaux et auprès de sa communauté. Nous soutenons les organismes communautaires féministes pour l’égalité de toutes et de tous, notamment dans l’accès aux soins et le traitement  par le système de santé. Cette approche était la nôtre quand j’ai commencé ici, elle l’est aujourd’hui, et elle le restera. Tant qu’il le faudra !   Cynthia Kuassi – Adjointe aux Finances et aux Ressources Humaines...

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Les espaces positifs et l’offre active : une même attention ?

Publié par le janvier 26, 2017 dans À la une, actualités, blogue de Gilles | Aucun commentaire

Les espaces positifs et l’offre active : une même attention ?

    Les espaces positifs et l’offre active : une même attention ? Les « espaces positifs » sont des espaces accueillants pour toutes les orientations sexuelles et pour toutes les identités de genre. À Reflet Salvéo, nous travaillons en vue d’assurer que notre organisme soit un « espace positif ». Nous avons l’ambition de faire de Reflet Salvéo un espace dans lequel les personnes transgenres, transsexuelles, ainsi que les gais, les lesbiennes, les bisexuels, les asexuels et leurs alliés se sentent non seulement à l’aise, mais acceptés tels qu’ils sont. J’écris que nous travaillons vers ce but, mais sans doute, nous l’avons atteint. Je dis que nous travaillons à être un « espace positif », car c’est un processus continu. Ce travail ne s’arrête pas. D’une part, nous voulons mettre en place une approche qui peut survivre à tout roulement de personnel, y compris la venue périodique de stagiaires qui viennent parfois passer quelques temps avec nous. Ces nouveaux arrivés n’ont pas tous été sensibilisés aux réalités des différentes diversités. D’autre part, c’est un travail sur nous-même, à la fois social et intime. Social, parce que c’est avec des attitudes individuelles que l’on a un impact sur une attitude de groupe. C’est parce que l’on s’abstient de faire une remarque transphobe, ou que l’on prend la peine de s’intéresser et de faire des recherches et que l’on sait de quoi l’on parle que l’atmosphère change de façon positive. Et intime, parce que nos préjugés sont ancrés en nous, profondément, et que nous en sommes parfois les héritiers. C’est intimement que nous changeons, en combattant les préjugés. L’offre active des services de santé répond à une situation bien différente. Il s’agit d’aller au delà de simplement proposer des services en français, mais de le faire activement, en prenant en compte les différences culturelles. Le but de l’offre active est que le patient francophone se sente à l’aise, et qu’il n’ait même pas besoin de demander à être servi dans sa langue. L’identité linguistique est évidemment distincte de l’identité de genre ou de l’orientation sexuelle. Il n’est pas question pour moi de comparer plusieurs minorités, et plusieurs préjugés. Les discriminations auxquelles font face les francophones en situation minoritaire et les personnes LGBTQ ne sont pas non plus comparables. D’ailleurs, il est fréquent que ces discriminations soient articulées. On peut être gai ET francophone, trans ET francophone. Mais offrir activement des services de santé en français, et mettre en place un espace positif, ont une matrice semblable. Ils sont la preuve de la même sollicitude. La sollicitude, c’est une vertu dont on entend peu parler, et c’est malheureux, à mon avis. La sollicitude va au-delà de la simple tolérance, et plus loin que l’acceptation. Elle comprend ces deux notions, avec une dose d’empathie. La sollicitude, c’est le soin prévenant que l’on a pour quelqu’un. Selon moi, c’est le moteur commun aux espaces positifs et à l’offre active. En mettant en place l’un ou l’autre, ou mieux, l’un et l’autre, nous souhaitons la même chose pour le client : qu’il soit accepté, tel qu’il est, dans sa complexité et ses différences, qu’il n’hésite pas à exprimer son orientation, son identité, dans sa...

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Bonne année, bonne santé.

Publié par le janvier 1, 2017 dans À la une, actualités, blogue de Gilles | Aucun commentaire

Bonne année, bonne santé.

Bonne année, bonne santé.   Il y a une raison pour laquelle le rituel des souhaits de bonne année s’accompagne d’un souhait de bonne santé. Au fil du temps, nous avons ajouté d’autres bienveillances : « plein de bonnes choses » « le meilleur » « de la réussite » etc. Mais vous serez d’accord avec moi pour dire qu’en fin de compte, ce qui compte, c’est la santé. Mieux vaut être pauvre et en bonne santé, que riche et malade, dit le dicton. Tandis qu’un autre adage populaire nous appelle à ne pas « être le plus riche du cimetière ». La santé, la bonne santé, physique, mentale, serait donc le secret du bonheur ? Faisons confiance en la vieille sagesse populaire, et admettons cette hypothèse. La bonne santé mène au bonheur. Pas à l’allégresse, ni à la joie. Pas à la fortune, ni à la chance, ni à la félicité. Non, au bonheur, étymologiquement, « bon eür », eür qui vient du latin auquirium, qui a une signification bien particulière. Il s’agit d’un accroissement accordé par les dieux à une entreprise humaine. Bref, l’état de bonheur est un état durable, progressif, tout en étant un but en soi. Un but dont le droit à la poursuite est d’ailleurs inscrit par nos voisins américains dans leur constitution. Et, mes chers amis, au moment de vous présenter mes vœux de bonheur, permettez-moi une pensée toute particulière pour ceux qui nous garantissent cet accès au bonheur, et en particulier à ceux qui sont en première ligne de notre santé, et dont les conditions ne sont pas toujours faciles. Permettez-moi une pensée pour les infirmières et les infirmiers, pour les médecins, les standardistes. Pour ceux qui pensent à faire de l’offre active de services en français, et pour ceux qui le feront en 2017. Permettez-moi de vous souhaiter, en 2017, tout le bonheur du monde. Et surtout, la santé. Après-tout, c’est le plus important, n’est-ce pas ? Gilles...

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Comment l’immigration francophone enrichit ma vie

Publié par le novembre 3, 2016 dans À la une, actualités, Articles à ne pas manquer, blogue de Gilles | 1 commentaire

Comment l’immigration francophone enrichit ma vie

Comment l’immigration francophone enrichit ma vie   Le Canada est un des derniers pays occidentaux qui ne connait pas, dans son espace public, de discours ouvertement hostile à l’immigration. Au contraire, même, nos dirigeants se targuent de l’ouverture et de la diversité de notre pays. Il est vrai que le Canada accueille chaque année 300 000 nouveaux arrivants. C’est 100 000 de plus que la France, pour deux fois moins d’habitants. Et c’est pratiquement autant que les États-Unis, alors que nous sommes 9 fois moins nombreux. Le Canada a également accueilli plus de 30 000 réfugiés syriens, soit plus que la France, et surtout, beaucoup plus que nos voisins états-uniens. Au-delà des chiffres, et au-delà des grandes phrases et de l’auto-congratulation, je vis avec l’immigration francophone, personnellement, et surtout, quotidiennement. Laissez-moi vous expliquer : Le matin, en arrivant au bureau, je dis bonjour à Josée Roy, ma très québécoise agente de planification, ainsi qu’à mon coordonnateur de l’engagement communautaire, Thomas Labrune, qui a grandi à Clamart, en région parisienne. Puis, je salue mon adjointe aux finances et aux ressources humaines, Cynthia Kuassi, qui est née et qui a grandi à Lomé, au Togo. Un peu plus tard, notre assistante aux programmes, Nancy Razanokoto qui est née à Antananarivo, la capitale de Madagascar, où elle a passé son enfance, fait son entrée. Parfois, quand j’arrive au bureau, Constant Ouapo, qui a vécu dans la campagne ivoirienne, puis à Yopougon, un quartier emblématique d’Abidjan, est déjà au travail. Enfin, Raphaël Lopoukhine, le coordonnateur des communications arrive. Lui aussi est français, mais comme son nom le laisse entendre, ses origines sont russes. Moi, je suis franco-ontarien. Les Marchildon sont installés à Penetanguishene depuis une dizaine de générations. Tous ensembles, avec nos réflexes culturels, nos bagages nationaux, nous faisons évoluer le système de santé. En tous cas, nous faisons de notre mieux. Ce n’est pas toujours facile. Les deux français de service ont un humour particulier, bien à eux. Ils se « chambrent » à longueur de journée, et ça nous laisse parfois un peu pantois. Il m’arrive aussi de longs moments de solitude lorsque mes expressions du cru laissent mes collègues cois : « Il faudrait mettre ça su’l babillard ! » m’écriais-je un beau matin en réunion d’équipe. Il faut croire que le terme de « babillard » est inconnu au-delà de la rivière des Outaouais… L’immigration francophone en Ontario m’enrichit tous les jours. Mon vocabulaire change, ma façon de penser s’harmonise. Moi, le petit gars de la Huronie, je me sens plus international. Notre bureau est un petit ONU. Nous débattons d’Alassane Ouatara ou de Laurent Gbagbo, nous évoquons Nicolas Sarkozy, François Hollande aussi bien qu’Hilary Clinton ou Justin Trudeau. Mon monde s’élargit. Je vous en souhaite autant. #immfr Semaine nationale de l’immigration francophone : le message de Nancy ! #onfr pic.twitter.com/NjaZjwYs5C — Reflet Salvéo (@RefletSalveo) 1 novembre 2016 #immfr Semaine nationale de l’immigration francophone : le message de @gmarchildon ! #onfr pic.twitter.com/xGUhvVIfvk — Reflet Salvéo (@RefletSalveo) 3 novembre 2016 #immfr Semaine de l’immigration francophone : voici la vidéo de Cynthia, originaire du Togo,notre adjointe aux finances et ress humaines. pic.twitter.com/Hj0KsBPYz5 — Reflet Salvéo (@RefletSalveo) 3 novembre 2016 #immfr Semaine nationale de l’immigration : voici le message de Josée ! #immigrationfrancophone #Nordiques pic.twitter.com/8kQNsLdZ95 — Reflet Salvéo (@RefletSalveo) 2 novembre...

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