blogue de Gilles

VIH : l’information permet de mieux vivre

Publié par le décembre 1, 2018 dans À la une, actualités, blogue de Gilles | Aucun commentaire

VIH : l’information permet de mieux vivre

En cette Journée mondiale de lutte contre le VIH/SIDA, quoi dire de neuf qui pourrait éclairer la problématique, faire en sorte que les gens se protègent davantage et accroître la sensibilisation de manière à réduire la stigmatisation qui perdure ? Au Canada, pendant la dernière année, 6 personnes de plus ont contracté le VIH à chaque jour. C’est la plus grande augmentation depuis près d’une décennie. L’Ontario figure parmi les deux provinces, avec le Québec, ayant la plus grande proportion de nouveaux cas avec 881 personnes de plus vivant avec le VIH. Comment se fait-il? Plus de 9 000 personnes vivent présentement avec le VIH mais sans le savoir. Cela représente environ 14% des personnes séropositives. Comment se fait-il? Manque de sensibilisation, ignorance, stigmatisation… Le point commun, c’est l’information – soit son absence ou bien la présence d’information erronée. Donc, une grande partie de la solution repose dans le partage d’information fiable, notamment par un plus grand dialogue. Cela permet de briser l’isolement de personnes vulnérables qui pourraient avoir des comportements à risque (homosexuels, usagers de drogues, personnes originaires de pays où le VIH est endémique). De plus, le dialogue pourrait réduire la stigmatisation qui cause parfois du tort encore plus sévère que les conditions médicales accompagnant le virus. Personne ne cherche à être infecté. C’est accidentel ou suite à des comportements à risques. Avec davantage d’information, les gens pourraient mieux se protéger, d’une part  http://www.actionpositive.ca/guide-vih/prevention/ et ne pas contribuer, d’autre part, aux conditions qui encourage autant de personnes à prendre des risques et se rendent vulnérables au VIH. En d’autres mots, l’amélioration de la situation (réduction de la transmission et amélioration de la vie des personnes vivant avec le VIH) passe par une plus grande information auprès de la population. Il y a deux décennies, on disait que « l’ignorance tue » mais de nos jours, on pourrait plutôt dire que « l’information permet de mieux...

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Ça devrait être juste comme un rhume 

Publié par le octobre 10, 2018 dans À la une, actualités, blogue de Gilles | Aucun commentaire

Ça devrait être juste comme un rhume 

« Ça devrait être juste comme un rhume » Ainsi, une amie a voulu me décrire comment elle trouve que l’on devrait percevoir et traiter les troubles reliés à la santé mentale. Par hasard, nous nous étions fixés un rendez-vous autour d’un déjeuner le 10 octobre, Journée mondiale de la santé mentale. Mon amie me suggérait qu’il nous arrivait, pratiquement à tous, d’éprouver des moments difficiles sur le plan de la santé mentale… tout comme de temps à autres, un rhume s’installe. Dans ces cas, les gens font preuve de compréhension et d’appui, offrent même des remèdes « de grand’mère » pour combattre le virus. La comparaison n’est certes pas parfaite mais cela me rappelle quelque-chose que j’ai déjà exprimé lors d’une entrevue avec les médias. La santé mentale, c’est quelque-chose que nous possédons tous. Parfois elle est bonne, parfois elle est compromise. L’important est d’y porter attention, de la soigner, de la rendre aussi forte que possible et d’en parler! Selon l’Agence de la santé publique du Canada, un Canadien sur trois souffrira d’une maladie mentale ou d’un trouble de consommation de substances au cours de sa vie. Pourtant, la stigmatisation demeure un obstacle qui empêche de nombreuses personnes de demander ou d’offrir de l’aide. Parler ouvertement de la santé mentale et offrir un environnement sûr et sans obstacles sont essentiels pour réduire la stigmatisation. Sur ce, je vous dis « À vos souhaits! » en anticipant la prochaine fois que vous pourriez avoir un « rhume » au niveau de la santé...

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Maladie d’Alzheimer, un problème en croissance

Publié par le septembre 20, 2018 dans actualités, blogue de Gilles | Aucun commentaire

Maladie d’Alzheimer, un problème en croissance

Chaque jour, au Canada, 68 personnes de plus subissent les effets d’une maladie cognitive. Par « maladie cognitive », on veut dire un ensemble de troubles cérébraux dont la maladie d’Alzheimer. Déclin de la mémoire, perte de la capacité de raisonnement, défi de communication – toutes ces caractéristiques grugent progressivement les aptitudes à accomplir les activités quotidiennes, érigent des murs entre la personne atteinte et ses proches, réduisent la qualité de vie, posent des défis pour le système de santé et imposent des coûts importants. Mais vous êtes déjà 3 sur 4 lecteurs à savoir de quoi je parle. En effet, 3 Canadiens sur 4 connaissent une personne atteinte d’une maladie cognitive. Il y a deux ans, déjà 564 000 Canadiens étaient atteints d’une maladie cognitive mais dans 15 ans, à raison de 25 000 nouveaux cas par année, ce chiffre dépassera les 937 000! Les maladies cognitives coûtent 33 milliards de dollars par année à l’économie canadienne. D’ici 2040, ces coûts monteront en flèche pour atteindre 293 milliards de dollars par année. Mais il y a une bonne nouvelle! Si vous lisez ce billet de blogue, il y a de fortes chances que vous connaissez plus qu’une langue. Selon diverses recherches, le fait de connaître plus d’une langue améliore votre capacité de concentration et peut générer une « réserve cognitive » (ou réserve d’intelligence). Cela protège davantage le cerveau contre le début du déclin cognitif lié à l’âge. Ouf! Le 21 septembre est la 25ème Journée mondiale de la maladie d’Alzheimer. C’est l’occasion de porter son regard sur la maladie d’Alzheimer et des défis qui touchent les individus atteints et leurs familles. Chez Reflet Salvéo, notre regard se tourne particulièrement vers les fournisseurs de services afin de les encourager à prendre en compte la lentille francophone dans le développement de leur offre de services. La maladie d’Alzheimer est déjà assez pénible sans avoir à ajouter les frustrations de ne pas se faire servir, ni comprendre dans sa...

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Deux mille sept cents… on souhaiterait pourtant que le chiffre soit plutôt zéro.

Publié par le septembre 14, 2018 dans À la une, actualités, blogue de Gilles | 1 commentaire

Deux mille sept cents… on souhaiterait pourtant que le chiffre soit plutôt zéro.

Deux mille sept cents, c’est le nombre de femmes qui ont reçu des services chez Oasis Centre des femmes au cours de l’année dernière. Oasis cherche à outiller les femmes francophones du Grand Toronto et de Peel Halton, touchées par la violence sous toutes ses formes, afin qu’elles puissent améliorer leur situation et devenir autonomes, notamment sur le plan financier. Lors de l’AGA d’Oasis hier soir, les membres de l’organisme et les autres participants prenaient connaissance des nombreuses réalisations. Le témoignage de Monique, l’une des bénéficiaires des services, fut un moment touchant et puissant qui souligna l’impact positif du travail de l’équipe du personnel et des bénévoles. Chaque jour de l’année, plus de 7 femmes bénéficient des services d’Oasis. Et on peut se dire que l’impact positif se répercute bien au-delà des bénéficiaires elles-mêmes car cela contribue à l’amélioration de la qualité de vie des enfants, des proches et de la communauté entière. Bravo et merci pour cet appui aux femmes vulnérables francophones de...

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Un triste jour où tout a basculé

Publié par le avril 30, 2018 dans À la une, actualités, blogue de Gilles | Aucun commentaire

Au lendemain de la tragédie du camion-bélier à Yonge et Finch qui a tué une dizaine de piétons et fait une quinzaine de blessés graves, l’équipe de Reflet Salvéo se réunissait pour sa rencontre d’équipe hebdomadaire. Celle-ci nous a permis de nous pencher sur les questions suivantes : Comment une personne peut en venir à commettre de tels actes? Peut-on parler de santé mentale ? De cette conversation plusieurs perspectives intéressantes émergent : comment un tel crime nous désarçonne car on reconnaît son aspect aléatoire (quiconque de nous aurait pu être à la place des victimes); le courage et le sang-froid du policier qui interpella le conducteur, ce dernier semblant vouloir qu’on l’abatte sur-le-champ; et une troisième perspective qui pourrait surprendre mais qui pousse à la réflexion : qu’est ce qui s’est produit dans la vie de ce jeune homme pour en arriver là? Certaines personnes posent des gestes atroces et irréversibles et bien souvent la raison nous échappe. D’autres souffrent d’anxiété et de malaises puis sombrent dans un état dépressif et finissent par mettre fin à leurs jours. Comme pour la vie qui est ponctuée de nuances de gris, chaque situation varie selon la personne et le contexte. La santé psychologique n’est ni chose simple ni une excuse. Mais il faut apprendre à en parler et à reconnaître les signes de détresse ou de dérapage afin de trouver un équilibre et éviter que de tels drames ne se reproduisent. En cette Semaine de la santé mentale, nous souhaitons rappeler qu’il est important de poser des gestes et de faire de l’inclusion une réalité. De plus, il faut davantage d’investissements pour assurer une plus grande gamme de services et mieux rejoindre les gens qui en ont besoin. Toutefois, nous pouvons tous et toutes jouer un rôle canalisateur en étant proactifs et proactives autour de nous pour tisser des liens avec autrui. Cela est bon pour le maintien d’une bonne santé mentale individuelle et pour le bien-être de la...

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