Les espaces positifs et l’offre active : une même attention ?

Publié par le janvier 26, 2017 dans À la une, actualités, blogue de Gilles | Aucun commentaire

 

 

Les espaces positifs et l’offre active : une même attention ?

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Les « espaces positifs » sont des espaces accueillants pour toutes les orientations sexuelles et pour toutes les identités de genre. À Reflet Salvéo, nous travaillons en vue d’assurer que notre organisme soit un « espace positif ». Nous avons l’ambition de faire de Reflet Salvéo un espace dans lequel les personnes transgenres, transsexuelles, ainsi que les gais, les lesbiennes, les bisexuels, les asexuels et leurs alliés se sentent non seulement à l’aise, mais acceptés tels qu’ils sont.

J’écris que nous travaillons vers ce but, mais sans doute, nous l’avons atteint. Je dis que nous travaillons à être un « espace positif », car c’est un processus continu. Ce travail ne s’arrête pas. D’une part, nous voulons mettre en place une approche qui peut survivre à tout roulement de personnel, y compris la venue périodique de stagiaires qui viennent parfois passer quelques temps avec nous. Ces nouveaux arrivés n’ont pas tous été sensibilisés aux réalités des différentes diversités.
D’autre part, c’est un travail sur nous-même, à la fois social et intime. Social, parce que c’est avec des attitudes individuelles que l’on a un impact sur une attitude de groupe. C’est parce que l’on s’abstient de faire une remarque transphobe, ou que l’on prend la peine de s’intéresser et de faire des recherches et que l’on sait de quoi l’on parle que l’atmosphère change de façon positive. Et intime, parce que nos préjugés sont ancrés en nous, profondément, et que nous en sommes parfois les héritiers. C’est intimement que nous changeons, en combattant les préjugés.

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L’offre active des services de santé répond à une situation bien différente. Il s’agit d’aller au delà de simplement proposer des services en français, mais de le faire activement, en prenant en compte les différences culturelles. Le but de l’offre active est que le patient francophone se sente à l’aise, et qu’il n’ait même pas besoin de demander à être servi dans sa langue.
L’identité linguistique est évidemment distincte de l’identité de genre ou de l’orientation sexuelle. Il n’est pas question pour moi de comparer plusieurs minorités, et plusieurs préjugés. Les discriminations auxquelles font face les francophones en situation minoritaire et les personnes LGBTQ ne sont pas non plus comparables. D’ailleurs, il est fréquent que ces discriminations soient articulées. On peut être gai ET francophone, trans ET francophone.

Mais offrir activement des services de santé en français, et mettre en place un espace positif, ont une matrice semblable. Ils sont la preuve de la même sollicitude. La sollicitude, c’est une vertu dont on entend peu parler, et c’est malheureux, à mon avis. La sollicitude va au-delà de la simple tolérance, et plus loin que l’acceptation. Elle comprend ces deux notions, avec une dose d’empathie. La sollicitude, c’est le soin prévenant que l’on a pour quelqu’un. Selon moi, c’est le moteur commun aux espaces positifs et à l’offre active.

En mettant en place l’un ou l’autre, ou mieux, l’un et l’autre, nous souhaitons la même chose pour le client : qu’il soit accepté, tel qu’il est, dans sa complexité et ses différences, qu’il n’hésite pas à exprimer son orientation, son identité, dans sa langue.

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