Ne passons pas par quatre chemins : l’homophobie, la transphobie et la bi-phobie causent la mort.

Publié par le mai 17, 2016 dans À la une, Actualités | Aucun commentaire

Ne passons pas par quatre chemins : l’homophobie, la transphobie et la bi-phobie causent la mort.

 

J’aimerais dire que l’homophobie ne tue que dans certains pays d’Afrique et en Russie, ou des personnes gaies et lesbiennes sont régulièrement assassinées, ou des lois scélérates sont votées par des gens ayant des œillères quant à la liberté d’aimer.

 

J’aimerais vous écrire qu’en ce 17 mai, journée internationale de la lutte contre l’homophobie, la transphobie et la bi-phobie, nous sommes à l’abri de ces haines dans notre Canada plutôt paisible. Après tout, ici, des droits sont acquis à tous, quel que soient nos orientations sexuelles.

 

Le 14 mai 1969, l’homosexualité est décriminalisée au Canada. Avant cela, des hommes et des femmes ayant eu des relations sexuelles avec des personnes de même sexe étaient envoyées en prison, et la garde de leurs enfants leur était retirée. C’est à peine une génération.

 

Ne nions pas les avancées. Le mariage égal pour tous, en 2003. Ou le prix Laurent Mc-Cutcheon, que reçoit notre premier ministre Justin Trudeau, pour son engagement contre l’homophobie et la transphobie.

Mais ne minimisons pas le fait que l’homophobie perdure au Canada. Et l’homophobie tue.

 

Peut-être pas de façon aussi spectaculaire qu’au Cameroun. Mais quand les personnes gaies, trans et lesbiennes sont moins bien soignées en raison de leur orientation ou de leur identité, ce sont de petites condamnations à mort.

 

Pourtant, nous pouvons agir. Nous pouvons lancer des formations auprès des services de santé. Nous pouvons les aider à garantir des espaces pour tous. À Reflet Salvéo, nous nous y attelons. C’est un de nos prochains projets.

 

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Cette année, la journée mondiale de lutte contre l’homophobie, la transphobie et la bi-phobie a pour thème nos aînés. Ceux-ci font partie des premières victimes. Selon la Fondation Émergence, des études sur les conditions de vie des personnes aînées LGBT ont démontré qu’elles doivent faire face à de nombreux défis :

 

  • un soutien du réseau familial moins important que celui des hétérosexuels;

  • l’appréhension d’être victime de l’homophobie et de la transphobie de leurs pairs, et de devoir ainsi cacher leur orientation sexuelle, et leur identité ou expression de genre;

  • une tendance plus élevée que la moyenne à vivre dans la solitude, à souffrir de dépression et à développer des dépendances;

  • une propension à penser au suicide;

 

 Cette situation est le résultat de difficultés rencontrées tout au long de leur vie. La criminalisation, la pathologisation médicale et la condamnation religieuse de l’homosexualité et de la transidentité sont à l’origine des stéréotypes, des préjugés et des stigmatisations qui persistent aujourd’hui. Ce manque de reconnaissance de leur individualité, notamment dans les milieux côtoyés par les personnes aînées, engendre des conséquences néfastes pour leur santé physique et psychologique.

 

Quelques statistiques sur les personnes LGBT de 50 ans et plus

  • 39 % ont déjà sérieusement pensé à s’enlever la vie;

  • 31 % connaissent des symptômes de dépression;

  • 21 % n’ont pas divulgué leur orientation sexuelle ou identité de genre à leur médecin généraliste;

  • 53 % vivent en état d’isolement.

Contre l’homophobie, agissons ensemble. Tendons la main ensemble et bâtissons un espace positif pour tous, au Canada, et ailleurs dans le monde.

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