Soins primaire

Soins primaire


TABLE DES MATIÈRES

  • Mieux comprendre les besoins en soins primaires
  • Les soins primaires : Un besoin pour tous!
    • Que sont les soins primaires ?
    • Les soins primaires et les défis linguistiques en Ontario
      • VIH/SIDA et francophones LGBTQIA et/ou africains
      • Maladies chroniques et aînés francophones
      • La violence faite aux femmes francophones
  • À consulter

Mieux comprendre les besoins en soins primaires

Dans le but d’engager la collectivité francophone afin de déterminer les besoins et les priorités de cette collectivité en matière des soins primaires en français, Reflet Salvéo crée et participe à plusieurs consultations, sondages et campagnes de sensibilisation visant de diverses communautés francophones.

Des exemples :

Les soins primaires: Un besoin pour tous!

Dans le but d’engager la collectivité francophone pour améliorer l’accès, l’accessibilité et l’intégration des soins primaires en français dans le Grand Toronto, nous avons réuni sur cette page de l’information et des ressources utiles en lien avec divers soins primaires.

Les besoins en soins primaires des francophones sont aussi divers que leur communauté. Nous croyons donc qu’une communauté francophone informée au sujet des divers types de besoins existants dans sa communauté en termes de soins primaires est mieux équipée pour faire la demande auprès des fournisseurs de services de santé (FSS) de l’offre active des services de soins de santé qui remplissent ses multiples besoins.

Que sont les soins primaires ?

Généralement, lorsqu’on parle de soins de santé primaires, on fait allusion aux premiers soins vers lesquels les individus font face lorsqu’ils ont des problèmes de santé, que ce soit des problèmes de santé urgents, mineures, mentale, chroniques ou autres.

De prime abord, les services de soins de santé primaires sont dispensés par : les omnipraticiens (médecins de famille), les infirmières praticiennes, les psychothérapeutes, les diététistes et les travailleurs sociaux.

Selon le Gouvernement du Canada, les soins de santé primaires comprennent entre autres :

  • La prévention et le traitement de blessures et de maladies communes;
  • Les services d’urgence de base;
  • Des aiguillages et la coordination avec d’autres niveaux de soins, comme les hôpitaux et les spécialistes;
  • Les soins de santé mentale;
  • Les soins palliatifs et les soins de fin de vie;
  • La promotion de la santé;
  • Le développement sain des enfants;
  • Les soins de maternité primaires; et
  • Les services de réadaptation.

Les soins primaires et les défis linguistiques en Ontario

Le système de santé primaire en Ontario doit prendre en considération la complexité d’offrir des services de santé dans la langue officielle de choix du patient. Malgré l’égalité de statut constitutionnel des deux langues officielles du pays, les francophones vivant dans les provinces anglophones sont confrontés à des barrières systémiques d’accès aux ressources et services dans leur langue officielle première.

Les barrières linguistiques ont un effet néfaste sur l’accès aux services de santé et peuvent entraver la compréhension et l’adhésion aux traitements, au détriment de la qualité des soins. Les francophones du la région du Grand Toronto ont de la difficulté à accéder, comparé aux anglophones, à la plupart des soins primaires sur la liste ci-dessus.

Le manque d’offre active de services de santé destinés aux francophones explique en partie le manque d’accès des francophones aux soins primaires en français, mais aussi à blamer est le manque d’information et de ressources disponibles en français pour sensibiliser certaines communautés francophones de l’Ontario au sujet de certaines fléaux tels que le VIH/SIDA, les maladies chroniques et la violence faite aux femmes.

Reflet Salvéo a donc réuni ci-dessous de l’information en français au sujet du VIH/SIDA, des maladies chroniques et de la violence faite aux femmes dans le but d’améliorer l’accès et l’accessibilité des communautés francophones touchées par ces fléaux à des soins primaires de qualité en français.


VIH/SIDA ET FRANCOPHONES LGBTQIA ET AFRICAINS

Parmi les populations les plus à risques de contracter le VIH sont surtout les hommes issus de la communauté LGBTQIA et les hommes issues de communautés africaines, mais aussi les femmes issues de ces communautés. Plusieurs membre de la communauté francophone font partie de l’une ou l’autre de ces communautés (ou les deux), mais ils ont beaucoup moins d’information et de ressources disponibles pour les aider à prévenir le VIH ou à traiter le SIDA que leurs pairs anglophones. Voici donc de l’information en français au sujet du VIH/SIDA :

Qu’est-ce que le VIH/SIDA ?

Le virus de l’immunodéficience humaine (VIH) est responsable du syndrome de l’immunodéficience acquise (SIDA). En d’autres mots, Le VIH, lorsque contracté, cause le SIDA qui affaiblit le système immunitaire ainsi que les défenses naturelles du corps contre les maladies.

La transmission est possible lorsqu’il y a une porte de sortie du virus (saignement, éjaculation/pré-éjaculation, allaitement, utilisation de matériel d’injection), une porte d’entrée du virus dans un organisme non porteur (plaie ouverte, lésion de la peau, muqueuse buccale/anale/vaginale, plaie d’injection, ingestion, plaie de tatouage/perçage), et un porteur du virus (liquide biologique) entre ces deux portes (sperme, liquide pré-éjaculatoire, sécrétions vaginales/anales, lait maternel, sang).

Il est important de signaler que le VIH ne se transmet PAS via les gestes de la vie courante, tels que se serrer la main, un éternuement, se faire la bise, partager un repas, utiliser les toilettes ou boire dans le même verre.

Chiffres clés

Au Canada

Selon le Rapport de surveillance sur le VIH au Canada :

  • Un total de 2 344 nouveaux cas d’infection au VIH ont été signalés au Canada en 2016, soit une augmentation de 11,6 % du nombre de cas signalés en 2015 (2 100 cas). Il s’agit du plus grand nombre de cas d’infections au VIH signalés depuis 2009 (2 364 cas). Il correspond à une hausse du taux de diagnostic national, qui est passé de 5,8 pour 100 000 habitants en 2015 à 6,4 pour 100 000 habitants.
  • Le nombre de nouveaux cas d’infection était en baisse depuis 2009, mais connaît une résurgence depuis deux ans (2015-2016).
  • Grâce au dépistage et aux traitements prénataux, moins de 2 % des bébés nés de femmes atteintes du VIH sont infectés.
En Ontario

Selon le même rapport :

  • Plus de 26 000 personnes vivent avec le VIH ou le sida en Ontario. Bien qu’une personne infectée par le VIH puisse vivre plus longtemps grâce aux traitements, il n’y a toujours pas de cure au sida. Depuis le début de l’épidémie, on estime que plus de 9 670 Ontariennes et Ontariens sont morts du sida.
  • En 2016, l’Ontario représentait la plus forte proportion et le plus grand nombre de cas de VIH signalés (n = 881, 37,6 %), suivi par le Québec (n = 593, 25,3 %) et l’Alberta (n = 282, 12,0 %).
  • Il existe cinq populations à risque en Ontario : les hommes homosexuels et bisexuels, les Ontariennes et Ontariens d’origine africaine ou caribéenne, les consommateurs de drogues injectables, les Autochtones et les femmes (qui appartiennent à ces communautés ou qui s’adonnent avec elles à des activités qui présentent un risque élevé).
  • De nombreuses raisons expliquent pourquoi l’épidémie de VIH continue de se propager, y compris les préjugés sociaux et les déterminants sociaux de la santé.

À consulter


MALADIE CHRONIQUES ET AÎNÉS FRANCOPHONES

Le vieillissement de la population oblige le système de santé à s’adapter car cette tranche de la population a besoin de plus de soins de santé primaires notamment pour soigner les maladies chroniques car celles-ci constituent les causes principales d’incapacité ou de mort au Canada.

Qu’est-ce que sont les maladies chroniques ?

Les maladies chroniques sont des affections de longue durée qui, généralement, évoluent lentement. Si ces maladies ne peuvent être guéries complètement, elles peuvent dans de nombreux cas être contrôlées. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), elles sont responsables de 63 % des décès et constituent la première cause de mortalité au monde. Visitez la page « Maladie chroniques » de l’Agence de la santé publique du Canada pour une liste des maladies chroniques.

Chiffres clés

Selon l’Enquête de la santé dans les collectivités canadiennes (Statistique Canada) :

  • Près de 80 % des Ontarien(ne)s âgé(e)s de plus de 45 ans souffrent d’une maladie chronique et approximativement 70 % d’entre elles/eux ont développé deux maladies chroniques ou plus. Pourtant, seulement ~30% des francophones souffrant de maladies chroniques à Toronto ont accès à des soins primaires en français.
  • En Ontario, il est estimé que les maladies chroniques engendrent 55 % des coûts totaux directs et indirects des soins de santé.

À consulter


LA VIOLENCE FAITE AUX FEMMES FRANCOPHONES

Les femmes, que ce soit en Ontario ou ailleurs, font face à de nombreux défis qui ont un impact direct sur leur santé physique et mentale. Saviez-vous que les violences contre les femmes sont l’une des violations des droits humains les plus répandues dans le monde et pourtant les moins reconnues ?

La violence faite aux femmes : Bien plus que la violence physique

Selon l’ONU (Résolution 48/104 de l’Assemblée générale du 20 décembre 1993) et Santé Canada (1993), le terme « violence faite aux femmes » désigne tout acte de violence dirigé contre le sexe féminin, et causant ou pouvant causer aux femmes un préjudice ou des souffrances physiques, sexuelles ou psychologiques, y compris la menace de tels actes, la contrainte ou la privation arbitraire de liberté, que ce soit dans la vie publique ou dans la vie privée. La violence faite aux femmes peut prendre plusieurs formes: violence psychologique, verbale, physique, sexuelle et économique. Bien qu’une personne puisse être victime d’une seule forme de violence, plusieurs formes de violence peuvent être présentes de façon concomitante. De même, les formes de violence exercées à l’endroit d’un partenaire peuvent changer au fil du temps.

Chiffres clés

Selon le rapport de recherche de Reflet Salvéo :

  • « Les 2/3 des études cliniques sur les maladies du coeur et l’AVC visent que les hommes. » De plus, « conçus pour les hommes, les tests sont peu efficaces pour les femmes. » (Fondation des maladies du coeur et de l’AVC)
  • Chez les filles canadiennes âgées entre 12 et 19 ans, on estime que 12 % d’entre elles ont vécu un épisode dépressif majeur.
  • Les femmes aînées vivant seules sont plus à risque de vivre dans la pauvreté (32,7 % comparé à 28,9 % des hommes âgés).
  • L’espérance de vie des femmes canadiennes diminue lorsqu’elles ont un faible revenu.
  • Les femmes à faible revenu ont moins accès à l’ensemble des services et soins en santé.

À consulter


À consulter