Posts Tagged "bien-être"

L’amour et la santé

Publié par le février 12, 2016 dans actualités, blogue de Gilles | 1 commentaire

L’amour et la santé

L’amour et la santé Certains célibataires la craignent comme la peste. Chaque année elle revient, avec son cortège de cœurs et de roses rouges, et leur renvoie leur solitude dans les dents : la Saint-Valentin. Elle est aussi un piège pour certains couples : faire quelque chose, c’est céder à une mode consumériste, quétaine, un peu forcée ; mais ne rien faire, c’est se montrer avare, sans élan romantique, voire indifférent. Peu importe que la journée soit source de bonheur ou d’angoisse, elle est vite passée. Mais profitons-en pour parler d’amour… et de santé ! Ces deux thèmes s’avèrent être plus proches que ce que l’on pourrait penser.   Santé et sexualité Certes, l’amour platonique, sans sexualité, est absolument valable et peut parfaitement être épanouissant. Toutefois, la sexualité joue un rôle non négligeable dans les histoires d’amour. Et ça tombe bien, de nombreuses études montrent que la sexualité est excellente pour la santé. Pendant les rapports sexuels, notre corps libère de l’ocytocine, une hormone dont le niveau augmente jusqu’au moment de l’orgasme. La production d’ocytocine va stimuler à son tour la sécrétion de la dopamine et d’endorphine, ces hormones du plaisir et du bien-être. D’où une moindre sensibilité à la douleur. En bref, faire l’amour nous rend plus résistants à la douleur ! De plus, il est prouvé que c’est excellent pour lutter contre les problèmes cardiaques et respiratoires.   Faire l’amour pour lutter contre le stress Oubliez le yoga, une partie de jambes en l’air serait un moyen efficace et sinon plus agréable de calmer sa nervosité. Attention, seule la pénétration semble fonctionner, prévient Stuart Brody, psychologue de l’University de Paisley en Ecosse, à l’origine de cette découverte. Le chercheur a observé l’impact des différents rapports sexuels sur la tension artérielle dans des situations stressantes. Pendant quinze jours, 24 femmes et 22 hommes ont noté dans un carnet la fréquence de leurs activités sexuelles. Ils ont été ensuite soumis à un test de stress dont une prise de parole en public et des calculs mentaux à haute voix. Résultat : les volontaires qui avaient connu des rapports sexuels par pénétration se sont montrés moins stressés que les autres. Leur tension artérielle est également retombée à la normale plus rapidement que ceux qui avaient eu une autre forme d’activité sexuelle comme la masturbation. Ceux qui n’avaient pas eu d’activité sexuelle avaient à l’inverse la plus haute tension artérielle.   Aidants naturels Le vrai amour s’inscrit dans la durée et aussi, dans les épreuves. Ce sont les épreuves qui le rendent beau et vivant. On appelle « aidants naturels » les gens qui se consacrent au bien-être d’un proche ou d’une proche atteinte d’une maladie ou d’un handicap nécessitant des soins constants. Il existe un film magnifique, à ce sujet, Amour, une œuvre qui d’ailleurs porte merveilleusement son nom. Le réalisateur Michel Haneke met en gros plan les deux corps fatigués de deux grands acteurs, Jean-Louis Trintignant et Emmanuelle Riva. Du temps de leur jeunesse, ces corps furent splendides. Aujourd’hui, marqués par le temps, ils le sont toujours. Après une attaque card iaque, la santé du personnage d’Emmanuelle Riva décline, et le personnage joué par Trintignant doit s’occuper d’elle, tout en étant le témoin impuissant de la déliquescence physique du corps et de l’esprit de sa femme. Voilà. Les « aidants naturels » sont la preuve que l’amour est primordial, lorsque l’on parle de santé. L’amour les pousse à se dépasser, à se sacrifier parfois. Il donne du sens aux soins, à l’attention. Il révèle aussi des héros discrets et tenaces.   À vous de voir si vous célébrez la Saint-Valentin ou non. Chacun son affaire. Ce...

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Journée internationale de la santé mentale

Publié par le octobre 8, 2015 dans actualités, blogue de Gilles | Aucun commentaire

Journée internationale de la santé mentale

Bonjour à tous, le 10 ocotbre, c’est la journée internationale de la Santé Mentale. Pour en parler, j’ai choisi d’inviter ma collègue, Amandine Ilolo, qui est non seulement en charge du dossier ici, à Reflet Salvéo, mais qui, vous n’en disconviendrez pas, possède une très belle plume…   G. Marchildon           ÇA VA TOUJOURS MIEUX EN LE DISANT Chèr(e)s ami(e)s, Il faut que je vous le dise : quand je suis arrivée à Toronto, en me promenant sur la place Dundas Square, j’ai été marquée par une seule chose : Les cris. Les cris et l’indifférence. Les cris de la rue. Pas des cris de joie, mais plutôt des cris de détresse. Ces cris des Autres : ceux qui me semblent en difficulté. S’installe alors un sentiment de malaise devant le spectacle de cette détresse humaine. Un sentiment de colère devant l’acceptation collective, qui masque une certaine impuissance et finalement, une vigilance exacerbée sur l’environnement dans lequel je vis et qui, de façon insidieuse, pourrait déséquilibrer mon état de bien-être et ma santé. Mais un jour, quelques mois plus tard, à la fin d’une journée banale, aux prises avec différentes difficultés du quotidien, j’ai réalisé que je pouvais devenir cet Autre…   La journée internationale de la santé mentale, comme toutes les journées dédiées, est un simple rappel. Il y a urgence. Depuis ma prise de fonction à Reflet Salvéo, j’ai pu constater et apprécier l’intérêt et la grande préoccupation de la communauté francophone pour les questions relatives à la santé mentale. À l’instar des services de santé en général qui sont difficilement offerts en français, les services de santé mentale ne sont pas épargnés. Au-delà de la disponibilité des services, un des plus grands freins à l’accès est le tabou, la stigmatisation. Reflet Salvéo a fait de cette question une priorité. Des projets voient le jour et participent à la production de ressources en français, permettant d’avoir des données et de mieux identifier les enjeux de la communauté francophone. De nombreux organismes communautaires ainsi que des fournisseurs sont fortement mobilisés pour que les Francophones puissent avoir accès à des services adéquats et de qualité. Dans ce contexte, la qualité minoritaire des francophones doit être appréciée comme un atout en soi; il permet de tester et de faciliter la mise en place de modèles, où les services crées répondent aux besoins de la communauté. Nous bâtissons ainsi des communautés où les plus fragiles, ainsi que tout un chacun, sont pris en compte, acceptés et soutenus dans ces moments de difficulté.       Bâtissons des communautés bienveillantes… Posons un regard sur nos pratiques, sur notre rapport à l’Autre et acceptons cette introspection individuelle et collective, pour améliorer de façon continue la qualité des services que nous offrons et que nous recevons.   Ces derniers mois, j’ai eu l’opportunité de travailler sur l’initiative « Intégration des pairs » développée par le Centre de santé mentale et de toxicomanie (CAMH) à Toronto. Cette approche, que je qualifierais d’audacieuse et bien dans son temps, vise à favoriser une réflexion sur l’émergence de pratiques qui facilitent la collaboration entre usagers des services et professionnels. Elle repose sur la simple idée qu’ensemble, pairs et professionnels peuvent changer le mode de prestation des services. Initialement développée en anglais, le CAMH a également sensibilisé les acteurs de la communauté francophone, qui s’est immédiatement saisie de ce projet. Ainsi, un comité réunissant des organismes communautaires, des fournisseurs de services et des usagers francophones a vu le jour et a travaillé à la mise en place d’une session d’information pour la communauté. Je vous donne donc rendez-vous le 30...

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