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Comment l’immigration francophone enrichit ma vie

Publié par le novembre 3, 2016 dans À la une, actualités, Articles à ne pas manquer, blogue de Gilles | 1 commentaire

Comment l’immigration francophone enrichit ma vie

Comment l’immigration francophone enrichit ma vie   Le Canada est un des derniers pays occidentaux qui ne connait pas, dans son espace public, de discours ouvertement hostile à l’immigration. Au contraire, même, nos dirigeants se targuent de l’ouverture et de la diversité de notre pays. Il est vrai que le Canada accueille chaque année 300 000 nouveaux arrivants. C’est 100 000 de plus que la France, pour deux fois moins d’habitants. Et c’est pratiquement autant que les États-Unis, alors que nous sommes 9 fois moins nombreux. Le Canada a également accueilli plus de 30 000 réfugiés syriens, soit plus que la France, et surtout, beaucoup plus que nos voisins états-uniens. Au-delà des chiffres, et au-delà des grandes phrases et de l’auto-congratulation, je vis avec l’immigration francophone, personnellement, et surtout, quotidiennement. Laissez-moi vous expliquer : Le matin, en arrivant au bureau, je dis bonjour à Josée Roy, ma très québécoise agente de planification, ainsi qu’à mon coordonnateur de l’engagement communautaire, Thomas Labrune, qui a grandi à Clamart, en région parisienne. Puis, je salue mon adjointe aux finances et aux ressources humaines, Cynthia Kuassi, qui est née et qui a grandi à Lomé, au Togo. Un peu plus tard, notre assistante aux programmes, Nancy Razanokoto qui est née à Antananarivo, la capitale de Madagascar, où elle a passé son enfance, fait son entrée. Parfois, quand j’arrive au bureau, Constant Ouapo, qui a vécu dans la campagne ivoirienne, puis à Yopougon, un quartier emblématique d’Abidjan, est déjà au travail. Enfin, Raphaël Lopoukhine, le coordonnateur des communications arrive. Lui aussi est français, mais comme son nom le laisse entendre, ses origines sont russes. Moi, je suis franco-ontarien. Les Marchildon sont installés à Penetanguishene depuis une dizaine de générations. Tous ensembles, avec nos réflexes culturels, nos bagages nationaux, nous faisons évoluer le système de santé. En tous cas, nous faisons de notre mieux. Ce n’est pas toujours facile. Les deux français de service ont un humour particulier, bien à eux. Ils se « chambrent » à longueur de journée, et ça nous laisse parfois un peu pantois. Il m’arrive aussi de longs moments de solitude lorsque mes expressions du cru laissent mes collègues cois : « Il faudrait mettre ça su’l babillard ! » m’écriais-je un beau matin en réunion d’équipe. Il faut croire que le terme de « babillard » est inconnu au-delà de la rivière des Outaouais… L’immigration francophone en Ontario m’enrichit tous les jours. Mon vocabulaire change, ma façon de penser s’harmonise. Moi, le petit gars de la Huronie, je me sens plus international. Notre bureau est un petit ONU. Nous débattons d’Alassane Ouatara ou de Laurent Gbagbo, nous évoquons Nicolas Sarkozy, François Hollande aussi bien qu’Hilary Clinton ou Justin Trudeau. Mon monde s’élargit. Je vous en souhaite autant. #immfr Semaine nationale de l’immigration francophone : le message de Nancy ! #onfr pic.twitter.com/NjaZjwYs5C — Reflet Salvéo (@RefletSalveo) 1 novembre 2016 #immfr Semaine nationale de l’immigration francophone : le message de @gmarchildon ! #onfr pic.twitter.com/xGUhvVIfvk — Reflet Salvéo (@RefletSalveo) 3 novembre 2016 #immfr Semaine de l’immigration francophone : voici la vidéo de Cynthia, originaire du Togo,notre adjointe aux finances et ress humaines. pic.twitter.com/Hj0KsBPYz5 — Reflet Salvéo (@RefletSalveo) 3 novembre 2016 #immfr Semaine nationale de l’immigration : voici le message de Josée ! #immigrationfrancophone #Nordiques pic.twitter.com/8kQNsLdZ95 — Reflet Salvéo (@RefletSalveo) 2 novembre...

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Journée mondiale de la tolérance

Publié par le novembre 16, 2015 dans blogue de Gilles | Aucun commentaire

Journée mondiale de la tolérance

Journée mondiale de la tolérance     J’ai écrit ce texte la veille des attentats qui ont marqué la capitale française. Notre communauté francophone de Toronto compte de nombreux ressortissants français. Nous pensons à eux, et à leurs familles. Ce n’est pas en tant que francophones que nous partageons leur douleur, mais en tant qu’êtres humains. Au même titre que nous souffrons pour nos amis libanais, endeuillés à Beyrouth. Plus que jamais, nous avons besoin d’aller au-delà de la tolérance. Nous avons besoin d’amour. Marchildon         Allond au-delà de la tolérance   Le 16 novembre, Journée mondiale de la tolérance, permet à la communauté internationale de célébrer la Journée internationale de la tolérance avec des activités qui s’adressent à la fois aux établissements d’enseignement et au grand public.   La tolérance nous apparaît comme un ingrédient nécessaire pour bien vivre dans une société très diversifiée. Pourtant, je dois avouer que j’ai des réserves quant à cette notion. Tolérer suffit-il ? Tolérer son prochain, ce n’est pas nécessairement l’accepter, et c’est là que le bât blesse.   Je reconnais que la tolérance est la première étape vers l’acceptation des différences. Mais ne pouvons-nous pas aller au-delà? J’aimerais que nous nous apprivoisions, à la manière du Petit-Prince et du renard dans l’œuvre bien connue d’Antoine de Saint-Exupéry, que notre ouverture aille jusqu’à la connaissance de l’autre.   Vous seriez en droit de vous demander quel est le rapport avec la santé. Sachez cependant que le bien-être est un déterminant majeur de la santé, en particulier de la santé mentale. Et qu’un milieu intolérant est toxique pour vous, votre santé, et votre entourage. Lutter contre l’intolérance et donc, d’améliorer les conditions qui influencent la santé, nous pouvons tous le faire.   Au-delà de ces considérations, je dirais que la santé est le lieu, par excellence, de la mise à l’écart des jugements de valeurs portés sur des comportements. La tolérance et l’empathie sont au cœur du principe du service de santé. Fournir un service de santé, c’est mettre sa morale personnelle de côté. Peu importe la manière dont vous êtes tombé malade, celui qui vous soigne n’a pas à vous juger.   Bien sûr, il ne s’agit pas de tolérer l’intolérable : une telle approche trouve très vite ses limites dans les cas d’interventions en matière de violence ou de mutilations sexuelles, par exemple. Mais la pratique de la santé publique nécessite une dose saine de distance. En d’autres mots, de tolérance. Et c’est aussi ce que nous nous efforçons de faire, à Reflet Salvéo. Notre équipe a de multiples origines. Nos croyances, nos orientations sexuelles et nos opinions divergent. Et nous considérons que cela nous enrichis, et que nous vous servons mieux ainsi.   D’un point de vue plus pragmatique, si la tolérance du fait français est plus ou moins acquise en Ontario, pour que nous ayons des services adaptés, il faut aller au-delà. Le système de santé doit embrasser notre différence. Il faut qu’il soit fier et heureux de nous servir. Non pas uniquement parce que la loi l’y oblige, mais surtout parce que la spécificité francophone est bonne pour l’ensemble des ontariens. En matière de francophonie, la tolérance ne suffit pas. Allons au-delà.   Gilles...

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