Posts Tagged "femme"

Journée internationale des droits des femmes

Publié par le mars 8, 2016 dans À la une, actualités, Articles à ne pas manquer, blogue de Gilles | 1 commentaire

Journée internationale des droits des femmes

Aujourd’hui, c’est le 8 mars, journée internationale des droits de femmes. Soyons clairs. Toute l’année, à Reflet Salvéo, les femmes s’expriment et tous les jours de l’année, nous faisons notre possible pour défendre leurs droits, et notamment le droit à la santé. Cette date est une date qui nous aide à nous rappeler qu’il reste tant à faire, et à rendre hommage aux femmes qui s’investissent, et qui se battent pour défendre leurs droits et en obtenir de nouveaux. Ce n’est pas le moment d’offrir des fleurs, ou de souhaiter « une joyeuse fête des femmes ». Laissons cela à la fête des mères. De nombreuses femmes sont impliquées à Reflet Salvéo : Présidente, vice-présidente, membres du CA, bénévoles ou employées. Aujourd’hui, elles prennent la parole, et nous disent pourquoi, en tant que femmes, elles sont engagées dans le domaine de la santé. Gilles Marchildon Moi, femme francophone, je suis engagée dans la santé parce que la santé, c’est l’affaire de tout le monde et de tout un chacun, parce que je suis à la fois CE TOUT LE MONDE et CE TOUT UN CHACUN » Marlène Thélusma Rémy (présidente)   Moi, femme francophone, je suis engagée dans la santé parce que ma passion est le bien-être des ainés francophones, afin qu’ils puissent vivre leur vieillissement avec sérénité et confiance. Or, le bien-être découle de la santé optimale du corps, du cerveau et de l’esprit. De plus, en tant que mère de deux filles, je suis convaincue de l’importance de leur donner un exemple positif, soit de trouver sa passion et de s’y investir pleinement. Isabelle Girard, vice-présidente   Moi, femme francophone, je suis engagée dans la santé parce que se sentir bien dans sa tête et bien dans son corps est essentiel à l’épanouissement individuel et collectif. Pascale Andriamamonjy, membre du CA   Moi, femme francophone, je suis engagée dans la santé parce que la santé de ma famille et de ma communauté me tiennent à cœur. Dr. Kerrie Shaw, membre du CA   Moi, femme francophone, je suis engagée dans la santé parce que j’ai une responsabilité envers le monde dont je fais partie, comme une goutte de couleur qui s’engage dans l’eau, et ainsi l’intègre et l’altère de façon permanente . Gabrielle Loesch, membre du CA   Moi, femme francophone, je suis engagée dans la santé mentale parce que nous courrons tous vers le succès et ce succès dépend de l’état de la santé de notre âme, de notre esprit et de notre corps qui est le reflet de l’esprit. Marie Claude Mombeuil Belroche, membre du CA   Moi, femme francophone, je suis engagée dans la santé parce que je veux promouvoir une cause qui me tient à cœur . Angéline Tanon, bénévole   Moi, femme francophone, je suis engagée dans la santé parce que je trouve important d’améliorer la qualité et l’accessibilité des services de soins de santé en français en Ontario mais aussi parce que je crois en une approche où la prévention, la promotion et l’éducation devrait jouer un plus grand rôle afin d’assurer une meilleure santé et une meilleure qualité de vie pour tous. Josée Roy, agente de planification   Moi, femme francophone, je suis engagée dans la santé parce que je veux apporter ma contribution à l’amélioration de la qualité de vie et du bien-être de la société, surtout au vu de la complexité grandissante des soins. Mino Ravaison, Stagiaire   Moi, femme francophone, je suis engagée dans la santé parce que telle est ma contribution au développement d’une société où les femmes sont épanouies dans tous les domaines de leur vie et jouissent pleinement de leurs droits. Cynthia Kuassi,...

Lire l'article

La violence faite aux femmes est l’affaire de tout le monde

Publié par le novembre 25, 2015 dans blogue de Gilles | Aucun commentaire

La violence faite aux femmes est l’affaire de tout le monde

        Aujourd’hui, nous sommes le 25 novembre. C’est la journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes. C’est un nom bien long, pour exprimer une réalité bien simple. Permettez-moi de céder la parole à une amie, dont j’admire le travail et surtout, l’engagement pour son combat sans relâche contre la violence faite aux femmes. Voici un texte de Dada Gasirabo, directrice générale d’Oasis-Centre des femmes. Nous lui avons donné carte blanche. Je vous préviens simplement que ce texte contient des passages un peu durs, mais qui reflètent, hélas, une réalité. Gilles Marchildon             La violence faite aux femmes est l’affaire de tout le monde     Les yeux fixés sur Paris, les médias sont passés un peu vite sur la découverte macabre, le 15 novembre dernier, en Irak, d’un charnier contenant des dizaines de corps de femmes yézidies, jugées « trop vieilles » pour servir d’esclaves sexuelles par les hommes de Daesh. Ce qui est révélé en plus sur les survivantes yézidies, vous donne la chair de poule. Par exemple le cas d’une jeune femme de 22 ans mariée et recousue 22 fois pour rester sur le marché du trafic sexuel. Cette horreur nous ramène hélas à la triste réalité que dans toutes les situations catastrophiques, les femmes sont doublement victimes. Hier au Rwanda, en Yougoslavie, en Tchétchénie, en Bosnie, en Somalie, au Sud Soudan; aujourd’hui encore en RDC, au Nigéria, au Burundi, au Mali, en Centrafrique, en Irak, au Liban en Jordanie ou en Syrie, nos sœurs sont les premières victimes des inégalités de pouvoirs même pendant les temps de détresse pour tous. En temps de guerre comme de conflits armés, les femmes ne font pas face qu’aux hommes armés. Qu’elles soient déplacées ou réfugiées, elles sont exposées aux risques élevés de violence conjugale dans les camps, dans les cachettes ou dans les foyers, mais aussi des agressions sexuelles [par des personnes censées les protéger] quand elles osent quitter l’enceinte du camp. De plus les femmes sont stigmatisées et brutalisées si elles sont détenues ou arrêtées. La pauvreté accroit même leur vulnérabilité et les met plus à risque de toutes formes d’agressions sexuelles. D’un continent à l’autre, notre sororité nous unit car nous partageons les mêmes souffrances et défis. Nous sommes sœurs car au Canada, les femmes sont loin d’être épargnées, à l’heure ou une victime sur quatre d’un crime violent l’est dans le cadre de violences conjugales. Et lorsque la violence contre les femmes s’accompagne de racisme, comme ce fut le cas en Colombie Britannique, ou la police a laissé un tueur en série sévir des années et des années contre des femmes autochtones, c’est inacceptable. À l’heure où nous commémorons déjà les 26 ans de la tuerie de l’école Polytechnique de Montréal, dont le mobile est la haine des femmes, nous devons nous poser les bonnes questions et continuer à porter plus loin les réflexions et les messages pour un changement d’attitudes dans le processus collectif de l’éradication de la violence et du harcèlement sexuel. Je parle de meurtres, cependant la violence a d’autres formes. La violence sexuelle, parfois sous le couvert de pratiques coutumières, comme les barbaries inexcusables que sont les mutilations génitales. Mais aussi la violence plus insidieuse, plus banalisée, celle du harcèlement. Le harcèlement peut se vivre dans toutes nos sphères de vie et au quotidien : en famille, à l’école, dans nos rues, au campus, au travail et dans nos collectivités. En parler c’est désamorcer une partie de la solution et aussi contribuer à donner la voix aux victimes et survivantes, la voix dont...

Lire l'article