Vivre « avec » le VIH

Publié par le décembre 1, 2015 dans À la une, blogue de Gilles | Aucun commentaire

Le 1er décembre, c’est la journée mondiale de lutte contre le VIH. Une journée de recueillement, de deuil, et d’espoir.

Vivre « avec » le VIH

Le 1er décembre, c’est la journée mondiale de lutte contre le VIH. Une journée de recueillement, de deuil, et d’espoir.

C’est une journée pour se souvenir. Se souvenir de ceux qui sont morts du Sida, mais aussi de ceux qui vivent avec le VIH. Vivre avec le VIH, ce n’est pas uniquement vivre avec ce virus dans son système. Vivre **AVEC** le VIH c’est de ne pas vouloir cacher cette réalité, faire comme si le combat était terminé. Vivre avec le virus, c’est également se dédier à l’amélioration de la vie de ceux qui sont infectés et de travailler afin de prévenir de nouvelles infections.

Le virus recule presque partout sur la planète, mais il progresse en Europe de l’Est et en Asie centrale, notamment à cause de l’absence de politiques censées et aux mythes et aux tabous qui accompagnent le virus et les populations les plus vulnérables. Quand les politiques sont homophobes, quand elles mettent en danger les gens qui utilisent des drogues, ou les travailleurs du sexe, le sida augmente.

Si l’horizon est sombre en Europe de l’Est, il est plein d’espoir là où le virus est endémique : en Afrique subsaharienne. Tous les chiffres sont au vert. La prévalence et les nouvelles infections reculent, tandis que l’accès au traitement s’améliore nettement. Pour autant, des pans entiers de la population n’ont pas accès aux soins : comme toujours, il s’agit des plus vulnérables : les homosexuels, les prisonniers, les usagers de drogue, et les travailleuses du sexe.

Ici en Ontario, les chiffres donnent aussi espoir. Et sur le plan scientifique, les résultats sont très encourageants. Un nouveau traitement, le PPrE permet de prévenir la transmission du virus chez les populations les plus exposées. Il n’est pas encore disponible au Canada, mais devrait l’être prochainement. Des études ont également montré que les personnes qui prennent correctement leur traitement voient ce dernier réduire leur charge virale au point qu’elle soit indétectable, et donc, que le virus ne soit plus transmissible.

Malheureusement, ces avancées spectaculaires de la science et de la société civiles ne sont toujours pas suivies par une avancée juridique. La cour suprême a statué, en 2012, que pour éviter d’être poursuivi sur le plan pénal pour ne pas avoir à dévoiler leur statut sérologique, les gens qui vivent avec le VIH doivent avoir une charge virale indétectable et porter un condom. Pourtant, la science a prouvé que l’une ou l’autre de ses situations prévenait la transmission du virus.

Donc, le combat et la vie « avec » le VIH est loin d’être terminé. Heureusement, la communauté francophone de Toronto se concerte mieux pour lutter contre le VIH grâce au Groupe de travail francophone en matière de VIH établit par le Toronto HIV/AIDS Network. Plusieurs fournisseurs en font partie dont Action positive, APAA, le Centre francophone, les Centres d’Accueil Héritage et bien d’autres (dont Reflet Salvéo).

Enfin, je ne saurais terminer ce billet sans vous recommander l’écoute de Choq FM (105.1 FM), aujourd’hui, de 16 heures à 18 heures. Nous avons produit une émission consacrée au sujet, en invitant nos partenaires communautaires francophones à s’exprimer. C’est ensemble que nous vaincrons le virus.

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